ÉCRITURE

...parce que la poésie est mon essence.

Plus qu’un roman, un chant poético-philosophique à la vie et à l’humanité.

Eloge prématuré du temps de la femme qui vient tard

Je suis sans l’être, le personnage de ce roman de vie, qui fait vérité de la rencontre entre le réel et le fictif. Oui, je ne suis que le produit de plusieurs rencontres, appelé à une expansion planétaire, partant de mon Togo natal, en passant par ma France adoptive. Ose me suivre en toute confiance dans cette aventure, sans avoir besoin que je te la résume de prime abord.

Il est difficile pour le sens commun et même pour le bon sens d’accéder directement à la vérité des êtres, des choses et des évènements. L’erreur vient souvent greffer la voie difficile de la vérité, et voiler la face nébuleuse de réalité. Un esprit clair serait ainsi celui qui en a conscience et qui travaille à dissiper ce brouillard. En sept nouvelles, avec le fil conducteur d’une huitième histoire qui leur sert de lien, l’auteur, chirurgien de son métier, prend des anecdotes médicaux pour la plupart, pour illustrer et provoquer la réflexion à ce sujet.

Un récit, pas un recueil. L’auteur semble transporté dans une autre dimension par l’évocation du souvenir de son père disparu et des prières qu’il lui adresse ; il cherche à s’élever au plus près de la Lumière jusqu’à s’y confondre, dans la sagesse et la justice.

Juvénal Thiare Abita nous livre son analyse d’une décennie d’immigration en France. Il a la conviction que ce pays est un condensé de contraires, sur une planète complexe, dans un univers inextricable. En d’autres termes, la France serait un concentré planétaire, dont les apparentes contradictions et les supposés paradoxes sont des conditions favorables à en faire un exemple de société moderne.

J’écris comme on peint », dit-il. Ses inspirations fortes et hautes en images, comme la narration de visions en séries, convergent vers une aspiration à l’engagement, c’est-à-dire la recherche non-égoïste du bonheur. Ainsi le découvre-t-on, dans ce deuxième ouvrage poétique, dans une conversation avec son paradigme de sagesse : sa grand-mère, qu’il tient pour guide sur le chemin du bonheur, et à qui il commence par confesser « les ratures de sa vie ».

Elle est là ma poésie: juste un cri primaire produit de l’intérieur, brut et cru – donc nu et pur – accouché dans la seconde, sans gestation, ni travail, moitié par le cœur, moitié par la pensée.